« L’Affaire Farewell » de Christian Carion –

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Déçu par le régime de son pays, le colonel Sergueï Grigoriev décide de prendre contact avec Pierre Froment, jeune ingénieur français en poste à Moscou, afin de lui remettre des informations confidentielles qui vont très rapidement attirer l’attention des services secrets occidentaux. On se trouve en pleine Guerre Froide (début des années 1980), et c’est ainsi que François Mitterrand et le président américain Ronald Reagan ne vont pas tarder à avoir vent de cette affaire, qui révèle l’existence d’un réseau d’espionnage permettant à l’Union soviétique d’avoir connaissance de l’ensemble des recherches militaires, scientifiques et industrielles de l’Ouest. Pierre Froment, à la base complètement étrange à l’univers des services secrets, se retrouve alors malgré lui dans le collimateur du KGB, impliqué dans une affaire d’espionnage qui le dépasse (et de loin). Cherchant à se débarrasser de cette affaire qui ne tardera pas à mettre en péril non seulement sa propre vie mais aussi celle de sa famille (« J’ai épousé un ingénieur, pas James Bond« ), Froment finit par apprendre l’arrestation de Grigoriev et découvre en même temps que le mot « trahison » n’est pas non plus étrange aux services secrets occidentaux…

Avec « L’affaire Farewell » (qui s’appuie sur une histoire vraie) Christian Carion nous transpose dans l’ambiance à la fois particulière et oppressante d’un monde partagé en deux blocs où les idéologies s’opposent et la paranoïa la trahison font partie du quotidien. L’intrigue est bien menée et – contrairement aux premières apparences – ceci n’a que très peu de choses en commun avec James Bond & Cie., notamment à cause des personnages qui sont plutôt bien développés et décidément moins manichéens que l’on aurait pu l’imaginer.
Une fois de plus, les langues représentent un élément intéressant, et le duo Guillaume Canet/Emir Kusturica incarne de manière crédible le rôle des deux « complices » qui s’opposent au régime et qui finissent par en subir les conséquences. Par des moments, « L’affaire Farewell » manque un peu de rythme, mais pourtant, Carion arrive à garder le suspense jusqu’à la dernière minute pour nous dévoiler une fin qui n’est certes pas franchement surprenante mais pas pour autant moins crue. Bien construit, intelligent et captivant – « L’affaire Farewell » vaut le détour 😉

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