Revue de concert : Bénabar au Scarabée de Roanne (31/10/09)

Trois mois après le concert au Théâtre antique de Vienne, voici donc notre première date de la tournée d’automne. Trois mois de pause qui font non seulement du bien dans le sens où ils permettent de prendre un peu de recul afin de « mieux » apprécier le spectacle à la reprise, mais qui donnent également envie de découvrir les changements (probables ou certains) après la période des festivals d’été. Ainsi, c’est avec une bonne dose de curiosité dans les bagages que nous nous retrouvons en fin d’après-midi devant le Scarabée de Roanne où une petite vingtaine de personnes se voient déjà rassemblées devant les larges grilles qui séparent la salle du parking.

Ouverture des portes vers 18h45, un petit sprint, et hopp, on se retrouve devant la scène, légèrement décalé vers la droite, dans l’angle entre la scène principale et une petite avant-scène qui prolonge dorénavant le plateau de quelques mètres. La salle se remplit petit à petit, en jetant un coup d’œil en direction des gradins, on a rapidement du mal à repérer des sièges vides – ce qui est plutôt bon signe, après tout.

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Vers 20h15, les lumières s’éteignent et plongent la salle dans le noir, et c’est donc à Eric Toulis (qui – accompagné de son contrebassiste – assure la première partie) de monter sur scène. Quel bonheur de retrouver ce Monsieur et ses chansons qui sont pleines d’humour et de jeux de mots, tout en restant dans un registre fin et intelligent.

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On a l’occasion de découvrir trois titres de son nouveau spectacle, et franchement, ça donne envie de voir (et d’entendre^^) la suite. La soirée commence bien, on passe un moment à la fois drôle et sympathique qui nous met dans l’ambiance pour la suite. N’empêche, ça fait du bien d’avoir affaire à une première partie qu’on apprécie…

Petite pause de changement de plateau, avant que les premières notes de la Gaîté parisienne nous annoncent l’arrivée de Bénabar et de ses acolytes. Il est 21h10, et nous voilà partis pour une soirée bourrée d’énergie…et de surprises !

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La première partie du spectacle ressemble pas mal à la tournée de printemps : pas mal de titres du dernier album (avec « Y’a une fille qu’habite chez moi » comme seule exception), relativement peu de « vieilles » chansons. Puis arrive « Majorette »…dans une très belle version qui n’a que très peu de choses en commun avec la précédente, que je trouvais dans l’ensemble quand même plutôt décevante. Le petit détail qui change tout : le retour de Denis à l’accordéon ! Belle interprétation, sensible et touchante, et de nouveaux arrangements qui réunissent l’accordéon, les cuivres et le piano, tandis que la lumière des projecteurs met les (deux) principaux protagonistes en avant (j’en profite pour le dire une fois de plus : chapeau Monsieur Bosley ! Pour l’ensemble du spectacle, pas seulement pour ce moment précis ;) ).

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Après « La Berceuse » (toujours en version a cappella, « pom pom pom » :mrred: ), c’est le moment du roman photo qui a connu – à son tour – quelques petits changements (avec notamment un Indien traitre camouflé « en bonus » : qui l’aurait cru ? :p ). Malgré tout, « Les mots d’amour » reste ma chanson préférée, à la fois pour les arrangements et pour le délire sur scène qui donne tout simplement la pêche ! Petit souvenir de la dernière tournée avec le retour de « Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise ? » (mention spéciale pour le violon – même si, à la base, j’ai souvent du mal avec les cordes sur des chansons « légèrement » graves, en l’occurrence ça rend carrément bien), moyen coup de gueule à cause des gens qui n’ont pas suffisamment de respect pour leur entourage pour éviter de chanter non seulement faux mais aussi à haute voix sur les chansons calmes (et encore, je parle même pas des fameuses deux secondes de décalage…), et grand coup de nostalgie avec « Monospace » et « Monsieur René » (qui « tourne la tage » [sic] :-)p ).

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Après avoir été accompagné à la guitare par Brett et Xavier (qui s’en vont, l’un après l’autre), Bénabar reste seul sur l’avant-scène et commence la chanson suivante (« Triste Compagne »)…à la guitare :plaitil: Même en sachant que cet instrument faisait depuis un petit moment partie de la « boîte à outils », on n’aurait sans doute pas imaginé le voir apparaitre de cette manière-là au cours du spectacle – surprise réussie, et n’empêche, le moins que l’on puisse dire c’est que ça donne lieu à un moment plutôt original, je trouve (pour vous faire une petite idée de la chose, voici la vidéo : clic ;) N’oubliez pas de changer le « SD » dans la barre d’état en « HD » pour l’avoir en bonne qualité).

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Au départ, j’étais un peu sceptique face au principe de l’avant-scène, mais finalement, l’espace supplémentaire se voit bien intégré à la fois dans le spectacle et dans la mise en scène, non seulement pour la soirée électro qui se voit maintenant accompagnée d’une « vraie » chorégraphie (développée et ensuite répétée avec le soutien d’un professionnel du métier, il parait. Huhu^^) et qui rassemble musiciens et techniciens sur scène (difficile de décrire à quoi ça ressemble, mais le résultat est tout simplement… énorme :mrred: ).

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Trois chansons en rappel (dont « L’Itinéaire » au piano), et les lumières se rallument. Plus de deux heures de spectacle, pleines d’énergie et de complicité (à la fois sur scène et dans le public : merci à mes voisines de concert ;) ) qui donnent envie de récidiver (inutile de le contester, c’est déjà prévu o:-) ).
Merci d’être venu(e)s, merci d’être resté(e)s – ce fût une belle soirée qui laissera des tas de souvenirs !!

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Pour finir, je vous mets la playlist :

    Intro
    OUTTPAC
    Les Numéros
    Y’a une fille qu’habite chez moi
    Pas du tout
    A la campagne
    Quatre murs et un toit
    Majorette
    L’Effet Papillon
    La Berceuse (+ roman photo)
    Les mots d’amour
    Qu’est-ce que tu voulais que je lui dise ?
    La P’tite monnaie
    Monospace
    Monsieur René
    Triste compagne
    Dis-lui oui
    Maritie et Gilbert Carpentier
    Le Dîner (+ soirée électro + chorégraphie)
    Je suis de celles
    Infréquentable

    L’Itinéraire
    Les Epices du Souk du Caire

    A not’ santé

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Une réflexion sur “Revue de concert : Bénabar au Scarabée de Roanne (31/10/09)

  1. j’y etais a Roanne samedi! Super concert j’ai vraiment apprécié voir Bénabar sur scène c’etait grandiose Merci a lui et sa troupe pour l’energie et le magnifique spectacle qu’ils nous ont fait partagé!

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