« Les Herbes folles » d’Alain Resnais –

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En sortant d’un magasin de chaussures où elle a craqué pour une paire de pompes rouges dont elle n’avait pas franchement besoin, Marguerite se fait voler son sac à main. Quelques heures plus tard, dans un parking public, Georges tombe par hasard sur le contenu dudit sac à main que le voleur avait fini par jeter après s’être emparé de l’argent. Au fur et à mesure qu’il découvre le contenu du portemonnaie (CNI, licence d’aviation, photos, …), Georges se voit de plus en plus intrigué par l’inconnue et ne tardera pas à avoir envie de faire sa connaissance. Après avoir essayé – sans succès – de la joindre par téléphone, il se décide finalement d’aller déposer le portefeuille au commissariat de police. Le lendemain, alors que Georges et sa famille se retrouvent autour d’un repas commun, le téléphone sonne… C’est là le début d’une histoire pleine de tournures inattendues et imprévisibles qui amène les deux personnages principaux à changer de cap bien plus qu’une seule fois.

Difficile de faire un résumé sans trahir l’essence de ce film. L’histoire en tant que telle est simple, basique et n’a rien de très original. Cela dit, il est évident que ce n’est pas là l’intérêt de l’œuvre d’Alain Resnais. Le rythme est assez lent, mais le mélange entre mots et images amène le spectateur systématiquement là où il ne l’attendait pas, et c’est ainsi qu’il parvient à garder un certain suspense, faisant croire que vraiment tout peut arriver. « Les Herbes folles » propose une étude de la psychologie humaine avec ses impulsions, ses changements d’humeur assez imprévisibles, ses absurdités et ses contradictions, tandis que des petites piques d’humour et d’ironie, notamment sous forme de références au cinéma hollywoodien (par exemple la musique accompagnant le logo de la 20th Century Fox et le mot « fin » qui clignote au premier plan, alors qu’un couple s’embrasse sur une passerelle :mrred: ) rajoutent une touche de fraicheur décalée aux évènements. Les acteurs sont bien choisis et convaincants dans leurs rôles, et il va de même pour la BO qui colle bien au scénario. En sortant de la salle de cinéma, le spectateur se retrouve « légèrement » paumé, la dernière réplique en tête (« Maman, quand je serai un chat, je pourrai manger des croquettes ? ») qui n’a rien manifestement à voir avec la choucroute mais qui fait son effet. Mélange entre comédie et drame, « un peu » spé sur les bords mais pas pour autant moins intéressant – le dernier Resnais vaut carrément le détour ;)

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