« L’Illusionniste » de Sylvain Chomet

ImageL’apogée du rock provoque un raz-de-marée dans l’univers du music-hall : enchantées par ce nouveau phénomène, les foules tournent le regard vers les nouvelles vedettes, tandis que les magiciens, acrobates et jongleurs, symboles d’un temps passé, se voient abandonnés par leurs publics. C’est la fin des années 50, on tourne la page, on change d’époque : les numéros traditionnels sont considérés comme démodés par les programmateurs de salles, les propositions de contrats se font de plus en plus rares.
Conscient de ce changement manifeste, l’Illusionniste décide d’abandonner les salles parisiennes et de prendre la route pour tenter sa chance en Angleterre – d’abord à Londres, puis – réalisant que la situation est quasiment la même de l’autre côté de La Manche – dans les petits théâtres et les pubs de la côte ouest de l’Écosse. C’est dans l’auberge d’un petit village qu’il rencontre Alice, une jeune fille naïve, qui le prend pour un vrai magicien et qui choisit de fuir sa vie de boniche pour suivre l’Illusionniste sur son périple en direction d’Edimbourg…

Porté par une vision poétique des choses, Sylvain Chomet nous propose un conte à la fois grave et léger qui nous amène dans l’univers d’une époque révolue. Un récit presque sans paroles, des personnages romanesques et un graphisme doux et agréable qui fait preuve d’un sens du détail tout à fait remarquable : « L’Illusionniste » mélange nostalgie et mélancolie et entraine le spectateur à la rencontre entre rêve et réalité.
Néanmoins, force est de constater que le film manque de rythme et que l’intrigue reste, en fin de compte, relativement maigre. Par des moments, un certain sentiment d’ennui s’installe (même si le film ne dure que 1h20) et le spectateur reste, en quelque sorte, sur sa faim. Dommage, car le vécu des personnages ne laisse pas indifférent et le film porte, malgré tout, un regard original sur les coulisses d’un univers particulier en pleine phase de mutation.

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Une réflexion sur “« L’Illusionniste » de Sylvain Chomet

  1. Non aucun ennui, juste une ambiance mélancolique, voire un peu triste… et il ne faut pas mélanger l’ambiance et le ressenti… je sais bien que ce n’est pas facile !!
    Je ne suis pas du tout resté sur ma faim, sauf peut-être que j’attends avec impatience le prochain Tati, euh, non Chomet !!!

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