« La piel que habito » de Pedro Almodóvar

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Traumatisé par ce qui est arrivé à sa femme, victime de graves brûlures dans un accident de voiture, le chirurgien Robert Ledgard est prêt à tout pour créer – puis greffer – une peau de plus en plus parfaite, voire mieux que la peau humaine…

Entre révélations et rebondissements de situation, « La piel que habito » embarque le spectateur dans la folie dense d’un récit exubérant : au fur et à mesure que l’intrigue avance, Almodóvar arrive à créer une ambiance très particulière et limite « contagieuse », qui donne aux spectateurs l’impression d’avoir l’esprit presque aussi perturbé et embrouillé que les protagonistes.

Entre les traces de divers traumatismes psychologiques, les dérives de l’amour et l’expression de la folie humaine, « La piel que habito » nous entraîne dans un mélange déroutant entre fascination, stupéfaction, frissons et dégout. Le spectateur met du temps à cerner les rapports (pour le moins obscurs) qui lient les personnages, notamment à cause de la structure de narration, intégrant plusieurs flash-backs et changements d’époque.

En dépit d’un côté très poussé du récit, à la fois improbable et glaçant, Almodóvar réussi son exercice de style, et le spectateur suit, petit à petit, les étapes successives de l’intrigue. Complètement dérangé et assez dérangeant, « La piel que habito » fait partie des films que l’on oubliera pas de sitôt.

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