« Le Chat du Rabbin » de Joann Sfar et A. Delesvaux

affiche du film

Le rabbin Sfar et sa fille Zlabya vivent dans l’Alger des années 1920. Après avoir dévoré le perroquet, leur chat se met d’un coup à parler. Redoutant la mauvaise influence de l’animal qui a la langue bien pendue, le rabbin décide de l’éloigner de sa fille. Prêt à tout pour demeurer auprès de sa maîtresse, dont il est fou amoureux, le chat se résout à faire sa bar mitsvah et demande au rabbin de lui enseigner les fondements de la religion juive.

L’arrivée d’un peintre juif, qui a fui sa Russie natale pour échapper au pogrom qui a réduit son village en cendres, ne tardera pas à chambouler davantage les choses. A la recherche d’une Jérusalem imaginaire, habitée par des Juifs noirs, il arrive à convaincre non seulement le rabbin et son chat, mais aussi un ancien soldat du Tsar et un cheik arabe de le suivre dans sa quête. A bord d’une vielle autochenille Citroën, le petit groupe pour le moins éclectique s’apprête alors à affronter toute une série de rencontres qui mettront à l’épreuve non seulement leur persévérance face aux dangers que le voyage leur réserve, mais aussi leurs propres convictions et leur foi.

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« Brassens ou la liberté » à la Cité de la Musique


Lundi soir, j’ai eu l’occasion d’assister au vernissage de l’expo Brassens à la Cité de la Musique. Hommage à l’auteur-compositeur-interprète sétois, le parcours proposé par les deux commissaires d’exposition, l’auteur et dessinateur Joann Sfar et la journaliste Clémentine Deroudille, s’avère à la fois original, intéressant et surprenant.

Ainsi, la scénographie de l’exposition évoque-t-elle clairement l’univers décalé et surréaliste de Sfar, proposant aux visiteurs un voyage au cœur d’une « forêt d’arbres », dévoilant petit à petit photographies, divers objets (dont plusieurs guitares), documents manuscrits, vidéos et enregistrements sonores. Lire la suite

« Gainsbourg – (vie héroïque) » de Joann Sfar

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Film biographique, conte musical, …le premier long-métrage de Joann Sfar retrace l’itinéraire artistique de Serge Gainsbourg en mélangeant réalité et fiction de manière assez originale. La tâche était sans doute tout sauf évidente, mais le résultat est plutôt réussi, en dépit de certains défauts. Dans le positif, il y a d’abord les acteurs : mention spéciale pour Eric Elmosnino dans le rôle principal – physique, attitude, manière de parler/chanter…mis à part le casting en tant que tel, on imagine le travail qu’il a dû y avoir en coulisses, et n’empêche, ça valait le coup : le résultat est assez bluffant et le spectateur se laisse emporter par le jeu (il en va de même pour Laetitia Casta qui incarne Brigitte Bardot : la ressemblance est frappante). Surprenant le passage de Philippe Katerine dans le rôle de Boris Vian (drôle de façon de choper un taxi, cela dit^^). Lire la suite